64 ans / Bioinformaticienne / Thônex
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Je m’appelle Patricia Palagi Graf. Je suis née en 1962 à Porto Alegre, au Brésil, une ville qui compte aujourd’hui plus de 1,3 million d’habitants. Lorsque j’avais 11 ans, mon père a obtenu un poste à Brasilia et toute la famille, mes parents, ma sœur aînée de quatre ans et moi-même, a changé de vie.
Avec le recul, je pense que ce premier éloignement de nos racines « gauchas », ce surnom donné aux habitants des pampas du sud du Brésil et de l’Argentine, m’a ouvert les yeux sur le monde. À Brasilia, j’ai obtenu un bachelor en biologie, puis un master en intelligence artificielle. En 1991, je me suis envolée pour la France, à Grenoble, afin de commencer une nouvelle étape de ma vie sur ce continent qui me fascinait.
J’ai vécu six ans à Grenoble. J’y ai d’abord obtenu mon doctorat, puis j’y ai travaillé comme chercheuse dans un poste de postdoctorant. J’avais déjà cette double casquette, assez inhabituelle à l’époque, de biologiste et d’informaticienne. Un jour, un collègue à la recherche d’un emploi m’a montré une annonce publiée à Genève. Nous en avons bien ri : les HUG recherchaient précisément un profil aussi atypique que le mien. J’ai postulé, j’ai été engagée, et c’est ainsi que je me suis installée en Suisse. Cela fait aujourd’hui presque trente ans.
À Genève, durant ma vie de célibataire, j’ai vécu à Carouge puis à Plainpalais. J’ai ensuite rencontré celui qui allait devenir mon mari et nous avons emménagé ensemble à Chêne-Bourg, dans un charmant appartement du vieux bourg, qui avait quelque chose d’un chalet de montagne en pleine ville. Lorsque nous avons décidé d’acheter un bien, nous cherchions quelque chose de différent. Nous avons alors eu un véritable coup de foudre pour un appartement lumineux à Thônex. C’est ainsi qu’a commencé ce nouveau chapitre de notre vie, toujours dans la région des Trois-Chêne.
Je ne peux pas dire que j’entretiens un attachement particulier à une commune plutôt qu’à une autre.
Comme les chats, je suis peut-être davantage attachée à mon foyer qu’au territoire qui l’entoure.
J’adore les animaux. J’ai trois chats et, si mon activité professionnelle me le permettait, j’aimerais beaucoup avoir à nouveau un chien.
Si j’avais un chien, je prendrais plaisir à lui faire découvrir les coins de nature que Thônex a su préserver. J’aime me promener dans le parc des HUG Trois-Chêne, au domaine de Belle-Idée, et tout particulièrement dans le petit bois qui longe la Seymaz. J’apprécie également le parc Stagni et le parc Sismondi à Chêne-Bougeries, ainsi que le parc Floraire à Chêne-Bourg, où nous nous sommes mariés. Ces espaces verts offrent une respiration bienvenue et rappellent que, même au cœur d’une région urbaine, la nature reste très présente.
