77 ans / syndicaliste / syndicat Unia -CIB-Fragnière / Chêne -Bourg
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… seul est libre celui qui use de sa liberté
… la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres
Ces réjouissants ajouts de 1999 à notre Constitution fédérale semblent hypocrites, au moment où les plus riches rêvent d’oligarchie, de l’extinction des Lumières et où l’ultralibéralisme met en cause les acquis sociaux !
Pour moi, ils sont les fondements de mon engagement syndical, avec mes premières expériences de salarié et bien sûr mes origines familiales et géographiques !
Née au Locle et originaire des montagnes neuchâteloises, ma généalogie montre d’aussi loin qu’elle remonte, des ouvrières et des ouvriers de l’horlogerie, et de la mécanique de précision.
Du Locle, la famille déménage à Genève, où je fais l’école primaire, avant de retourner à Neuchâtel, dans le bas cette fois, pour l’école secondaire. Un apprentissage de constructeur de bateaux au bord du lac de Bienne me destine au travail du bois.
Et les voyages, qui furent mon université à moi… Chaque année, mes vacances d’apprentis en vélomoteur « 30 à l’heure », autour de la Suisse en 1966, la Côte d’azur en 1967, les plages du débarquement en Normandie en 1968, l’auto-stop jusqu’à Naples en 1969, la descente du Danube avec deux copains, à bord d’un ponton de l’armée suisse, jusqu’au Pirée, en 1971, et à nouveau l’auto-stop, à travers l’Afrique jusqu’au Cap en 1972, puis la route des Indes, avec Denyse en 1975 !
C’est alors que je suis devenu monteur, poseur en menuiserie, sur les chantiers, que débute à Neuchâtel le militantisme syndical, à la FOBB, Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment.
La défense de nos intérêts de salariés de la construction, de notre sécurité, de nos salaires, de notre pouvoir d’achat, de notre temps de récupération, de repos, de nos retraites, exige engagement, solidarité et détermination ! Le syndicat est là pour ça, et les origines nombreuses des salariés apportent les ressources et la diversité indispensables !
Assez rapidement, je suis appelé au secrétariat, aux secrétariats, devrais-je écrire, comme stagiaire, délégué syndical, secrétaire adjoint, secrétaire, de section, régional, central, à Neuchâtel, à Lausanne, à Genève, à Zurich, et à Berne !
De retour à Genève en 1980, je m’engage pour 20 ans de luttes ! Fier de les mener dans la ville internationale, qui doit cette qualité aux travailleurs venus de partout, qui de tout temps l’ont construite et améliorée…
La lutte syndicale est dans son essence même collective. Aucun bilan ne peut donc résulter de l’activité d’une seule personne.
C’est bien entendu le cas du mien, dont le mérite, pour sa totalité, peut à juste titre être revendiqué par Denyse, mon épouse, par mes deux fils, et par les très nombreux camarades qui ont mené et partagé les luttes qui ont abouti à ces résultats. C’est le cas aussi de la vingtaine de grèves que j’ai conduites, mais sans y avoir participé au sens où on doit l’entendre…
Nous pouvons ensemble en être satisfaits, mais la lutte continue, et il reste tant à faire, après ces exemples, qui montrent la vie et le travail d’un syndicaliste :
L’évolution rapide des Trois-Chêne a conduit le syndicat à de nombreuses activités de mobilisations, de contrôles et de négociations dans cette région du canton :
D’autres domaines, objets de mes priorités et de mon travail, ont enregistré des succès, qui sont dus à l’intervention de tant de camarades que je les inclus pour eux à ces résultats.
C’est le cas :
